« L’attachement n’est pas une sentence, c’est un processus en perpétuelle évolution. »
Adapté des travaux de Mary Main et Erik Hesse

On parle souvent des styles d’attachement sous un angle figé et négatif : attachement anxieux, évitant, désorganisé… Ces étiquettes enferment les individus dans des schémas où ils finissent par se reconnaître et s’y conformer malgré eux. Pourtant, une autre approche est possible : celle du mouvement et du renforcement des forces plutôt que des failles.

Les styles d’attachement : non pas des troubles, mais des stratégies adaptatives

Les styles d’attachement ne sont (sauf exceptions) pas des « troubles ». Ce sont des stratégies que chacun développe pour naviguer dans ses relations en fonction de son histoire et de son environnement. Plutôt que de voir ces styles comme des pathologies, je préfère les considérer comme des réponses intelligentes à des contextes donnés.

Ainsi, une personne à l’attachement évitant a développé une autonomie et une capacité à gérer seule les difficultés. Quelqu’un à l’attachement anxieux possède une sensibilité et une grande réceptivité aux émotions des autres. L’attachement désorganisé, souvent perçu comme le plus problématique, témoigne pourtant d’une formidable capacité d’adaptation face à des environnements instables.

« Tout comportement a une raison d’être. Ce que nous appelons ‘problème’ est souvent une solution qui a fonctionné à un moment donné. » – Milton Erickson

L’enfermement des méthodes psychologiques classiques et du schéma de performance

Trop souvent, les approches psychologiques classiques enferment les individus dans un travail introspectif qui tourne en boucle sur l’origine des « troubles ». En répétant sans cesse le récit de leurs blessures menant à ces schémas généralisés, les personnes les renforcent au lieu de les transcender. Plutôt que d’insister sur ce qui est perçu comme défaillant, pourquoi ne pas s’appuyer sur ce qui fonctionne déjà ?

Nous vivons dans une société qui valorise excessivement la performance et l’excellence. Dès que quelque chose n’est pas parfait, nous avons tendance à chercher un diagnostic et à consulter. Or, nous ne sommes pas des machines. Nous avons le droit d’être vulnérables, de prendre notre temps et de ne pas toujours fonctionner à plein régime.

Et sommes-nous vraiment à enfermer ? à être enfermés trop vite dans des schémas, et à les généraliser ? Les styles d’attachement évoluent, au fil du temps et selon le contexte, ils sont donc variés, dynamiques.

« Les catégories sont des prisons. Plus nous nous identifions à elles, plus elles limitent notre potentiel. »
Jiddu Krishnamurti

 

Une approche centrée sur la personne

Au sein d’une relation, la simple prise de conscience de son style d’attachement – et de celui de l’autre – peut grandement aider à rééquilibrer le relationnel. Les outils sont nombreux, ils nécessitent la mise en action, et pour cela, la personne doit se sentir libre de le faire, légitime, et en capacité. Or, si on l’enferme dans un pseudo-schéma, elle aura du mal à se mettre en action.

« L’action est le fondement de tout changement. Ce n’est pas en analysant la tempête que nous apprenons à naviguer, mais en prenant la mer. » – Inspiré de Sénèque

Il est temps d’adopter une vision plus humaine et dynamique des styles d’attachement, s’autoriser à choisir le mouvement – dans le corps, dans la pensée, dans l’émotion – pour ouvrir la porte à un réel changement.

Le changement ne vient pas de l’analyse sans fin d’un supposé problème, mais de la prise de recul valorisante, de l’exploration active de nouvelles expériences et sensations, de la mise en mouvement d’une dynamique positive. Une autre façon d’aborder le monde et soi qui donne espoir, perspective et envie !

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